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Et si pour une fois j'étais enfin celle qu'il regarde un instant
Et sans savoir, être celle qu'il aime, être celle qu'il attend


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# Posté le mercredi 26 mars 2008 15:42

Modifié le lundi 31 mars 2008 10:13

Georges Sand à Alfred De Musset

Georges Sand à Alfred De Musset
Venise, 12 mai 1834

N
on, mon enfant chéri, ces trois lettres ne sont pas le dernier serrement de main de l'amante qui te quitte, c'est l'embrassement du frère qui te reste. Ce sentiment- est trop beau, trop pur, et trop doux, pour que j'éprouve jamais le besoin d'en finir avec lui. Que mon souvenir n'empoisonne aucune des jouissances de ta vie, mais ne laisse pas ces jouissances détruire et mépriser mon souvenir. Sois heureux, sois aimé. Comment ne le serais-tu pas ? Mais garde-moi dans un petit coin secret de ton coeur, et descends-y dans tes jours de tristesse pour y trouver une consolation, ou un encouragement.


Aime donc, mon Alfred, aime pour tout de bon.
Aime une femme jeune, belle, et qui n'ait pas encore ai,
Ménage-la, et ne la fais pas souffrir.
Le coeur d'une femme est une chose si délicate
Quand ce n'est pas un glon ou une pierre !
Je crois qu'il n'y a guère de milieu
Et il n'y en a pas non plus
Dans ta manre d'aimer.
Ton âme est faite pour aimer ardemment,
Ou pour se dessécher tout à fait.
[ ... ]

# Posté le dimanche 23 mars 2008 18:09

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On ne change pas
On met juste les costumes d'autres sur soi
On ne change pas
Une veste ne cache qu'un peu de ce qu'on voit
On ne grandit pas
On pousse un peu, tout juste
Le temps d'un rêve, d'un songe


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# Posté le dimanche 23 mars 2008 17:59